Un an après les événements à Prélaz-Valency
Il y a un an, la mort d’un jeune Lausannois de 17 ans à la suite d’une course-poursuite avec la police provoquait une profonde émotion sur les lieux de l’accident à Prélaz Valency et bien au-delà du quartier. Des débordements avaient suivi. Dans le même temps, la population découvrait l’existence de groupes WhatsApp au sein de la police lausannoise dans lesquels avaient circulé, durant plusieurs années, des contenus racistes et discriminatoires.
Pour une partie de la jeunesse, et en particulier pour des jeunes racisé·e·s, ces événements ont ravivé un sentiment déjà présent : celui d’être discriminé·e à différents niveaux de la société et de ses institutions, dans les parcours scolaires, administratifs ou dans les rapports avec les autorités.
Durant toute cette année, les équipes de la FASL ont accompagné les jeunes dans leur souffrance, leurs peurs, leurs questions et leur colère. Soirées de recueillement, journées thématiques, discussions lors des accueils libres, réalisation d’une fresque, court-métrage : autant d’espaces pour permettre l’expression, le dialogue et la mise en commun des vécus.
À Prélaz-Valency, un projet pilote a aussi permis d’aller davantage à la rencontre des jeunes qui ne fréquentent pas le Centre, grâce à une présence hors murs dans le quartier. Cette expérience a rapidement montré une limite très concrète : sans moyens humains supplémentaires, il n’est pas possible d’assurer durablement une présence régulière dans l’espace public tout en maintenant l’offre proposée au sein du Centre.
Et ce qui s’est exprimé à Prélaz ne s’est pas arrêté aux frontières du quartier.
Les jeunes circulent, se rencontrent, échangent et sont fortement connecté·e·s entre les différents quartiers lausannois. Le deuil, mais aussi le sentiment d’injustice suscité par les révélations concernant certains comportements au sein de la police lausannoise, ont nourri de nombreux débats dans nos lieux d’animation.
Comment les jeunes sont-ils et elles regardé·e·s ? Comment sont-ils et elles accompagné·e·s ? Peuvent-ils et elles avoir confiance dans les institutions censées les protéger ?
Ces questions ont traversé l’ensemble de nos lieux accueillant des adolescent·e·s et de jeunes adultes. Elles restent pleinement d’actualité. Elles interrogent notre capacité collective à écouter la jeunesse, à lui faire une place dans l’espace public et à disposer des moyens nécessaires pour aller réellement à sa rencontre.
Un an après, plusieurs médias reviennent sur les événements de Prélaz, leurs conséquences et les réponses qui leur ont été apportées. Nous vous proposons ci-dessous une sélection d’articles et reportages parus à cette occasion, pour croiser les regards et revenir sur les questions qui restent ouvertes.
24.08.2026 – 19h30 RTS1 – Reportage – Marvin, un an après: ses proches entre émotion et attente de changement.
24.08.2026 – RTS La Première – Forum – Un an après le décès de Marvin à Lausanne, quelles prises de conscience et conséquences politiques?
24.08.2026 Blick.ch et L’Illustré: À Prélaz, les jeunes sont épaulés face à la tragédie.

29.08.2026 – Watson actu – Les lausannois ont rendu hommage à Marvin – album posthume.
24.08.2026 – TA_TA_KI – Instagram – Un an après la mort de Marvin, son absence reste bien présente à Prélaz.

01.09.2026 – LFM La Matinale – Courses-poursuites mortelles à Lausanne: qu’en est-il un an après? Sylvia Clementi, secrétaire générale de la Fondation pour l’Animation socioculturelle Lausannoise.

09.09.2026 – La Télé Vaud-Fribourg – Reportage au Centre socioculturel de la Bourdonnette et interview de M. le Conseiller municipal Xavier Roth.
